Sport et politique.. A chacun son «but» et son «hors-jeu»

Une femme au-dessus du lot…

* L’histoire retiendra que la présidente de la Croatie Kolinda Grabar-Kitarović, de 2015 à 2020, un charme féminin certain, mais retiendra, que cette femme a su exploiter la participation de son pays à la Coupe du Monde.

* Le nombre des touristes, dans ce pays, a brusquement augmenté. Les autorités ont entamé une campagne de promotion, visant à attirer les investissements extérieurs.

* L’image du football actuellement, comme vraie industrie réellement lourde, et activité brassant des centaines de milliards de dollars, n’est pas nouvelle, du moins schématiquement.

* L’exemple le plus frappant, est le Colisée de Rome, qui par sa taille, prouve bien que les combats mortels entre gladiateurs n’ont rien à envier, du moins par la notoriété aux Stars du football actuels.

* Toute l’armada de propagande nazie, a été mise «hors-jeu», par un jeune athlète noir américain de 23 ans, Jesse Owens. Le führer Adolf Hitler en refusant de serrer la main à ce «noir» aux quatre médailles d'or, a dévoilé la vraie image et la réelle essence du nazisme.

* La lutte politique contre le hooliganisme a connu un virage dans les années 1980 en raison du drame du Heysel et de la tragédie de Hillsborough.

 

Les annales de la Coupe du Monde du football de 1918, ont bien enregistré la défaite de la sélection croate devant celle de la France, en finale. Certes, une défaite, qui a fait pleurer les Bleus de joie, et les porteurs de la tunique à carreaux d’amertume et de désolation, mais reste, que ces annales (du football) n’ont pas enregistré, que les Croates ont su fructifier la «défaite» d’une manière plus qu’intelligente.

 

L’art de convertir la «défaite» footballistique en «victoire»…

L’histoire retiendra que la présidente de la Croatie Kolinda Grabar-Kitarović, de 2015 à 2020, un charme féminin certain, mais retiendra, que cette femme a su exploiter la participation de son pays à la Coupe du Monde, qui s’est tenue en Russie, et convertir la défaite en finale, en une «poule d’or» qui a porté une image glorieuse, de ce petit pays, coincé dans une mosaïque sanglante au Balkan, au-delà, et bien plus loin que cette présidente, ne pouvait espérer ou même en rêver.

Arborant le maillot de la sélection de son pays, Kolinda Grabar-Kitarović, a pu bénéficier d’un vrai et réel bain de flashes photographiques. Les images ont fait le tour du monde, et elle a pu faire de l’ombre sur la présence du président français Emmanuel Macron.

Servir le football pour s’en servir…

Le nombre des touristes, dans ce pays, a brusquement augmenté. Les autorités ont entamé une campagne de promotion, visant à attirer les investissements extérieurs. Comme si un lien organique pouvait exister entre la participation à la Coupe du Monde, d’une part, et l’attractivité financière…. Un lien inventé, ou plutôt suggéré. En tout, la magie a fonctionné et l’alchimie a fait son effet.

Depuis la Grèce antique, et ses athlètes aux corps parfaits, en passant par Rome et ses gladiateurs, et finir par les temps modernes, la relation entre sport et politique, a toujours épousé l’arc-en-ciel, possible et pensable : De l’extrême à l’extrême. Du conflit le plus atroce, à l’exploitation la plus barbare.

Servir le football pour s’en servir…

Plus même, l’image du football actuellement, comme vraie industrie réellement lourde, et activité brassant des centaines de milliards de dollars, n’est pas nouvelle, du moins schématiquement. Rome, plus précisément, les Césars et les Sénats, qui l’ont gouverné, ont toujours pensé à assurer le pain, mais aussi le défoulement. L’exemple le plus frappant, est le Colisée de Rome, qui par sa taille, prouve bien que les combats mortels entre gladiateurs n’ont rien à envier, du moins par la notoriété aux Stars du football actuel. Les premiers étaient des prisonniers… Les seconds sous-contrats, qui en font de simples outils dans une machine infernale, qui ne diffère de rien, entre les deux cas.

 

Les Jeux olympiques de Coubertin… A Hitler

Les vœux du baron français Pierre de Coubertin, en actualisant, en 1894, les Jeux olympiques, que la Grèce antique ait connu du VIIIe siècle av. J.-C. au Ve siècle apr. J.-C., étaient, et restent plus que candides. A savoir, instaurer la paix, et faire de l’activité sportive, une occasion pour les peuples, ainsi que les gouvernements, de délaisser les rixes, et aller au-delà des confrontations que le globe terrestre vivait depuis la nuit des temps.

Reste, que «chassez le naturel (violent de l’être humain), il revient au galop». Les Jeux olympiques, n’ont pas tardé à se convertir en terrain de confrontation, par d’autres moyens, des rivalités que le monde vive.

En ouvrant les XIe Jeux olympiques modernes, le 1er août 1936, à 16 heures, devant 120.000 spectateurs rassemblés dans le nouveau stade de Berlin, Adolf Hitler a voulu démontrer, ce que la cinéaste et amie du dictateur, Leni Riefenstahl, a exprimé à travers un film de propagande, «Les dieux du stade».

 Le sport en premier a dévoilé le vrai visage du nazisme.

«Un pays prospère et un peuple heureux, pacifique et uni autour de ses dirigeants», est l’image qu’a voulu offrir le ministre de la Propagande Josef Goebbels au monde entier. Une manière de faire oublier la promulgation des premières législations antisémites promulguées. Sans oublier le rétablissement du service militaire, la réoccupation de la Rhénanie et l'offre de services aux putschistes espagnols. Autant de signes prémonitoires du cataclysme à venir mais que l'opinion publique occidentale persiste à minorer.

Toute l’armada de propagande nazie, a été mise «hors-jeu», par un jeune athlète noir américain de 23 ans, Jesse Owens. Le führer Adolf Hitler en refusant de serrer la main à ce «noir» aux quatre médailles d'or, a dévoilé la vraie image et la réelle essence du nazisme.

En 1956, à l'occasion des Jeux olympiques, le ministre des Affaires étrangères hongrois Gyula Hegyi ordonna que l'on descende le drapeau russe des quartiers hongrois. Lors de leur arrivée à Darwin (Australie), plusieurs athlètes avaient retiré l'étoile communiste pour la remplacer par l’emblème national. À leur arrivée à Darwin, 2000 Hongrois les ont accueillis en chantant l'hymne national révolutionnaire. Avant leur départ de Hongrie, des affrontements ont eu lieu à Budapest, mais Hegyi affirma qu'aucun athlète n'avait été blessé.

 

Les temps modernes

Le film «Le Petit Monde de don Camillo» (1951) illustre sur le ton de l'humour la nature conflictuelle du sport en général, et du football en particulier, à l’image du match de football opposant le Dynamo de Peppone à La Gaillarde de Don Camillo. Comme l’annonce si bien et clairement Alfred Wahl : «Au niveau le plus modeste, celui du village, l'association sportive constitue un champ d'affrontement entre notables car elle peut devenir un marchepied pour l'accession au pouvoir».
Les différentes communautés religieuses d'Angleterre furent à l'origine de nombreux clubs de football après la création de la Football Association, si bien que dans les années 1880, un club de football sur quatre avait été créé par une paroisse. Parmi les clubs anglais les plus prestigieux d'origine ecclésiastique, citons Aston Villa, Bolton Wanderers et Everton.

Le conflit nord-irlandais a eu un impact sur le football de l'île. En Irlande du Nord, le principal club de Belfast, Linfield FC est composé exclusivement de joueurs protestants. Pendant longtemps, ses matches contre Cliftonville FC, club situé en plein quartier catholique, se jouaient sur terrain neutre à Windsor Park pour raison de sécurité. À la suite de la multiplication des incidents à domicile et à l'extérieur, le club catholique de Derry City FC joue désormais dans le championnat d'Irlande.

Un cancer qui range le sport.

Point d'orgue de ce conflit, le massacre perpétré dans un bar de Loughinisland (en) le 18 juin 1994 par des miliciens de l'Ulster Volunteer Force. Des membres de cette milice loyaliste ont attaqué un bar régulièrement fréquenté par des catholiques et où été diffusé un match de la coupe du monde 1994 opposant la République d'Irlande à l'Italie. L'assaut a causé la mort de 6 personnes.
La situation est également tendue à Glasgow entre les protestants du Glasgow Rangers et les catholiques du Celtic FC, et dans une moindre mesure à Édimbourg entre Heart of Midlothian et Hibernian.

 

Le hooliganisme…. Un vrai cancer

Présents dès les débuts du football professionnel en Angleterre (en 1885, on recense lors de nombreux incidents en tribune d'un match entre Preston North End et Aston Villa), les hooligans bénéficient d'une relative clémence médiatique et politique, voire d'une certaine attractivité puisqu'au début des années 1980, certains politiciens britanniques d'extrême-droite (British Movement, National Front) faisant de l'entrisme au sein de ces mouvements. La lutte politique contre le hooliganisme a connu un virage dans les années 1980 en raison du drame du Heysel et de la tragédie de Hillsborough. Les hooligans anglais sont alors montrés du doigt et une politique globale des supporters est instaurée à travers tout un arsenal sécuritaire et judiciaire, (création d'une nouvelle peine de détention pour mineurs, renforcement des dispositifs policiers lors des matchs, prohibition de l'alcool dans et autour des stades, interdiction d'objets dangereux, élargissement du droit de fouille de la police, interdictions préventives, suppression des places debout…)

D'autres nations d'Europe de l'Ouest (France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Belgique) sont touchées par le hooliganisme, et tentent de mettre en place des politiques globale pour traiter cette question.

À la fin des années 1990, le hooliganisme a émergé dans les pays de l'Est. Amateurs de sports de combat, rigoureusement entraînés et structurés, peu en marge de la société, ces hooligans organisent régulièrement des combats collectifs en plein air de façon déconnectée du calendrier des matchs. À l'occasion du match opposant l'Angleterre à la Russie lors de l'Euro 2016, des hooligans russes se sont violemment battus contre des supporters anglais.