Finlande dans l'Otan : Moscou jugera sur pièce

Moscou a réagi aux velléités finlandaises d'adhérer à l'Otan. Le Kremlin a fait savoir qu'une telle adhésion constituerait une menace pour la Russie, et qu'elle y ferait face. Cela constituerait le doublement des frontières entre l'Alliance atlantique et la Russie. Le porte-parole du Kremlin n'a toutefois pas précisé selon quelles modalités.

Garantir la sécurité des 1 300 kilomètres de frontière que partagent la Russie et la Finlande, telle est la problématique à laquelle est confronté le Kremlin, selon son porte-parole, Dmitri Peskov.

Moscou perçoit donc ce probable élargissement comme une menace, mais la Russie n'est pas prise au dépourvu pour autant. À la mi-avril, déjà, Dmitri Medvedev, désormais vice-président du Conseil de sécurité russe, avait affirmé que l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Alliance contraindrait la Russie à rétablir l'équilibre des forces.

L'ancien président russe avait alors parlé d'un regroupement de forces terrestres, aériennes et navales pour assurer la défense des 1 300 kilomètres de frontière que les deux pays partagent. À cet égard, il avait encore évoqué la fin de la dénucléarisation de la mer Baltique.

Aujourd'hui, le Kremlin s'est montré plus mesuré. Dmitri Peskov a noté que la réponse russe dépendrait des développements du processus d'expansion de l'Otan et de l'évolution de l'infrastructure militaire aux frontières de la Fédération de Russie.