2021 parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié, hier mercredi, son rapport sur l’état du climat en 2021. Si 2016 a été plus chaude, celle-ci bat tout de même d’autres tristes records.

«C’est une litanie lamentable de l’échec de l’humanité à lutter contre le réchauffement climatique». Le propos liminaire d’Antonio Guterres en ouverture du rapport donne le ton. Le secrétaire général des Nations unies en livre pourtant un résumé fidèle : le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat en 2021 est glaçant, sans mauvais jeu de mot.

+1,1 degré par rapport à l’ère préindustrielle. Les sept dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées, et 2021 ne déroge pas à la règle. Si l’année dernière ne bat pas le triste record de 2016, c’est en partie à cause du phénomène de La Nina, explique Omar Baddour, responsable du bureau du suivi du climat à l’OMM : «Il y a eu un refroidissement provisoire des eaux du Pacifique équatorial et d’une grande partie de l’hémisphère sud. Cela a conduit à des températures plus fraîches qu’en 2020».

Cela dit, 2021 est bien l’année la plus chaude en présence d’un phénomène de La Nina. Quatre indicateurs ont ainsi atteint des niveaux jamais relevés auparavant. Le niveau de la mer monte à un rythme de plus en plus soutenu, de 4,5 mm par an. Cela s’explique par deux facteurs : plus l’eau des océans est chaude, plus elle se dilate, augmente son volume et monte. Le phénomène est exacerbé par la fonte des glaces continentales, notamment en Antarctique et au Groenland. Ce dernier a d’ailleurs pour la première fois connu des pluies au sommet de la station de Summit, pourtant installée au sommet d’un glacier à 3 216 m.

Autre triste record concernant les océans : ils n’ont jamais été aussi acides. Cela est à mettre en lien avec la concentration de CO2 dans l’atmosphère qui atteint, elle aussi, des niveaux jamais enregistrés auparavant. En effet, les océans ont un rôle de puits de carbone. Au contact entre l’eau et l’atmosphère, le CO2 compris dans celle-ci se dissout dans l’océan. Cela permet de capturer une partie des émissions dues à l’activité humaine, mais en contrepartie acidifie l’eau.