France : Une autre carte politique

Les cartes du premier tour des élections législatives relatives aux forces politiques arrivées en tête révèlent de nouveau, en les accentuant, les tendances lourdes d'implantation des différentes forces du pays. La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) ne souffre, en la matière, que résiduellement de concurrences de divers gauche qui, lorsqu'elles correspondent à une offre cohérente et organisée nationalement, réalisent malgré leur jeune âge des scores honorables.

Au second tour, la Nupes a réalisé un score décevant au regard de ses ambitions: notamment la promesse, à ses électeurs, d'une majorité parlementaire «élisant», en dépit des règles de la Constitution, «Jean-Luc Mélenchon Premier ministre» (miracle de l'onirisme).

La majorité présidentielle a, elle, souffert d'une non-campagne. Il apparaît en revanche que le parti d'Édouard Philippe, Horizons, mieux rompu aux joutes électorales malgré son jeune âge, réalise de très bons scores là où il est présent –sur des terrains électoraux différents–, ce qui tend à prouver que sous la macronie sommeille une droite républicaine potentiellement dynamique. À trop vouloir corseter Horizons et le MoDem, l'Élysée a commis une erreur, pire, une faute: celle de priver la coalition centrale d'une véritable direction politique.