Pékin : La délocalisation pour freiner son expansion

Pékin va continuer à limiter son développement. C’est ce qu’ont annoncé lundi 27 juin ses dirigeants à l’occasion du 13ème Congrès du parti communiste de la capitale chinoise, qui a perdu 15 % de ses habitants en moins d’une décennie. Les autorités veulent continuer à déménager des structures notamment pour combattre la pollution.

En cinq ans, «Pékin est devenue la première mégalopole chinoise à réduire son développement», notent les médias d’État, chiffres à l’appui. Près de 2 000 usines dites «non essentielles» ont été délocalisées, plus de 200 millions de m2 de constructions qualifiées d’«illégales» ont été démolies, quand la surface de terrains constructibles à diminuée de 110 km2. Enfin, 640 marchés de gros et centres logistiques ont également été déplacés.

L’objectif est de freiner la croissance de la population et de maitriser la pollution. Le grand déménagement a commencé par la délocalisation des aciéries Shougang en 2011, site industriel devenu centre culturel et sportif qui a accueilli les épreuves de saut pour les derniers Jeux olympiques d’hiver.

Pékin comptait 21,9 millions d’habitants lors du dernier recensement de novembre 2020, soit 15 % de moins qu’en 2014, soulignent les Nouvelles de Pékin.

En 2025, il ne faudra pas dépasser les 23 millions. Pour cela, l’ancienne cité interdite va continuer de délester ses activités vers l’est et le grand port de Tianjin, mais aussi vers des villes nouvelles comme Xiongan, destinée à devenir la future capitale administrative verte et high tech.

En attendant, Pékin et la province voisine du Hebei se relèvent de plusieurs mois de restrictions sanitaires liées à la résurgence Omicron et à la stratégie du «Zéro Covid». «Ils nous demandent de planter des arbres, nous confiait récemment une paysanne, nous on doit d’abord gagner notre vie».