OMS : Alerte concernant la Variole du singe

Le patron de l'Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus a décidé, hier samedi de déclarer une «urgence de santé publique de portée internationale» (USPPI) face à la flambée des cas de variole du singe.

Au surlendemain d'une réunion du Comité d'urgence, le directeur général de l'OMS a finalement décidé de déclencher le plus degré d'alerte de l'agence de santé, censé entraîner toute une série d'actions de ses pays membres. Tedros Adhanom Ghebreyesus a néanmoins précisé lors d'un point presse que le risque de transmission de variole du singe dans le monde était relativement modéré à part l'Europe où il est élevé.

Le Dr Tedros a expliqué que le comité d'experts n'avait pas réussi à atteindre un consensus, restant divisé sur la nécessité de déclencher le plus haut niveau d'alerte. In fine, c'est au directeur général de trancher. C'est seulement la septième fois que l'OMS a recours à ce niveau d'alerte. Lors d'une première réunion le 23 juin, la majorité des experts du Comité d'urgence avaient recommandé au Dr Tedros de ne pas prononcer l'urgence d'USPPI.

Détectée début mai, la recrudescence inhabituelle de cas de variole du singe en dehors des pays d'Afrique centrale et de l'Ouest où le virus est endémique, s'est depuis étendue dans le monde entier, avec comme épicentre l'Europe. Si les autorités sanitaires ont fait état d'une baisse du rythme de contagion, le nombre de cas augmente rapidement. Elle a, à ce jour, touchée près de 17 000 personnes dans 74 pays. Décelée pour la première fois chez l'humain en 1970, la variole du singe est moins dangereuse et contagieuse que sa cousine la variole, éradiquée en 1980.