France: Une commission d'enquête concernant la variole du singe

Alors que la France recense près de 2 000 cas de variole du singe, une tribune publiée sur le HuffPost et signée par 200 personnes réclame la création d'une commission d'enquête sénatoriale sur l'action du gouvernement dans la lutte contre la maladie.

«Nous réclamons une commission d'enquête au Sénat sur le Monkeypox». La tribune, publiée sur le site du Huffington Post, est signée par des personnalités politiques, représentants associatifs et citoyens. Pour eux, «l'action du gouvernement (...) est totalement insuffisante face à l'ampleur de la situation». Les signataires dénoncent la lenteur et le sous-dimensionnement de la campagne de vaccination, ainsi que «l'absence d'information transparente» sur le nombre de vaccins disponibles ou les commandes à venir.

Parmi les auteurs de la tribune figurent les députées Sandrine Rousseau et Danielle Simonnet (Nupes), la première adjointe à la mairie de Marseille Michèle Rubirola (EELV), les présidents des associations AIDES, Act-Up Paris et Médecin du Monde. Ils demandent aux sénateurs de constituer une commission d'enquête, comme ce fut le cas en 2020 sur la gestion de la crise sanitaire du Covid-19.

«La vaccination a été très lente à se mettre en place, les vaccins sont en quantité insuffisante, les créneaux disponibles ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande de personnes inquiètes ou qui ont été exposées, énumère Antoine Chassagnoux, président d'Act-Up Paris, au micro de RFI. Il y a aussi la question de la stigmatisation des personnes exposées. On demande un changement de discours pour qu'il soit plus compréhensible et moins stigmatisant, parce qu'on sait que la stigmatisation entraîne un refus de se soigner».