La reine de la sérendipité

* La reine n'était pas loin du sentiment populaire, car elle avait été formée au sein d'une ancestrale famille royale, et avait hérité de l'amour de la patrie. La reine Elizabeth a appris de son père l'attachement à la terre et au peuple.

 

La loi du hasard joue un rôle majeur dans la vie des peuples, comme l'ascension de Nasser Salah al-Din au trône d'Égypte après la mort de son oncle, Asad al-Din Shirkuh, et l'investiture du sultan Fouad I, en tant que Sultan d'Égypte, ainsi que la succession d'al-Nahhas Pacha au leader Saad Zagloul. Sans oublier Anwar Sadat, qui a gouverné l'Égypte après Abdel Nasser. La reine Elizabeth II a bien bénéficié de cette loi du hasard. Son père, le roi George VI, est monté sur le trône, suite à l’abdication de son frère Edward VIII qui voulait épouser l'américaine Lady Sampson, déjà divorcée deux fois, et ce, moins d'un an après son investiture pour succéder à leur père.

Parce que le roi d'Angleterre est à la fois le chef de l'Église évangélique, il ne peut avoir pour épouse, qui prendra le titre de reine, déjà mariée, qu’elle soit divorcée ou veuve. Suite au refus de l’Église de lui donner l’accord d'épouser sa maîtresse, Lady Sampson, il n'a pas hésité d’abdiquer, s’exiler volontairement en France, et filer le parfait amour avec sa femme. Ainsi, est monté au trône George VI, père d'Elizabeth II. Il faut noter que ce dernier n’était nullement pressenti pour accéder pour jouer ce rôle. Son frère Edward VIII était jeune encore, et devait engendrer une progéniture, digne de porter la couronne. De ce fait, le père de la reine Elizabeth, ne disposait d’aucune chose pour devenir roi. Sans compter sur le hasard, qui a fait passer la couronne d'Edouard VIII à son frère George VI, décédé au début de la cinquantaine. La couronne est passée, de la sorte, à la princesse Elizabeth à l'âge de 26 ans, qui a épousé le prince Philip. Ce dernier a changé sa doctrine grecque orthodoxe en évangélique afin d'épouser cette princesse, qui portait le nom d’Elizabeth II.

Parce que l'amour est le plus fort, Philip a renoncé aussi, à ses titres grecs et danois en signe d'amour pour la princesse. Il n'a pas invité ses trois sœurs, mariées à des dignitaires allemands. Sa décision vient en respect au sentiment général d'hostilité chez les Britanniques envers les Allemands.

La famille royale a changé son nom de Hanovre, qu’a porté la reine Victoria, jusqu'à la Première Guerre mondiale, lorsque l'Allemagne a dirigé les pays de l'Axe. Il n'était plus approprié de conserver un nom allemand dans la famille royale britannique, alors le roi George V, grand-père de feu la reine Elizabeth II, a émis une ordonnance pour changer le nom de famille en Windsor. Ainsi, les rois de Grande-Bretagne ont manifesté du respect, en réponse au sentiment populaire. Ceci, dans le but de préserver la stabilité de la Grande-Bretagne, sur laquelle le soleil ne se couchait jamais. De la sorte, ont été établies de grandes traditions qui se sont enracinées dans la conscience des Anglais depuis l'invasion normande, par Guillaume le Conquérant. Ces traditions ont assuré la sécurité, la sûreté et la prospérité aux Britanniques. Ils ont quitté leur île pour gouverner le monde au nom d’un roi ou d’une reine. Rien d’étonnant que ce royaume ait connu son apogée du temps de la reine Victoria, qui est restée sur le trône pendant soixante-trois ans. Dépassée par la reine Elizabeth II, qui a gouverné la Grande-Bretagne durant soixante-dix ans, pleins de changements énormes qui ont affecté le monde et les Anglais. La plupart des pays qui constituaient autrefois l'Empire britannique sont devenus indépendants, bien qu'ils soient restés dans une association ténue par la Grande-Bretagne, appelée le Commonwealth. Je pense que ceci constitue le désir de la reine Elizabeth II de démanteler l'empire progressivement, surtout depuis la fin de l'ère coloniale. De même, les vents du changement ont soufflé sur le monde, avec un recul britannique et l’avènement de l’ère américaine. De ce fait, la défunte reine a décidé d’accompagner les changements, même graduellement, en particulier, la révolution des communications, le génie génétique, la révolution de l'information, la disparition de l'Union soviétique, et enfin les répercussions de la Covid-19, et le confinement qui a catalysé la vie des gens.

Cependant, la reine n'était pas loin du sentiment populaire, car elle avait été formée au sein d'une ancestrale famille royale, et avait hérité de l'amour de la patrie. La reine Elizabeth a appris de son père l'attachement à la terre et au peuple, a donc refusé que la famille royale quitte Londres pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout le contraire, les membres de cette famille se sont portés volontaires dans les hôpitaux pour soigner les blessés et consoler ceux dont les maisons ont été démolies. Les princesses, sous l’égide de la reine-mère, effectuaient des visites aux zones sinistrées. Elles récoltaient des dons pour consolider l’effort de guerre. Ceci a permis à la future reine d’acquérir une riche expérience, qui lui a parmi de faire face à des «grosses pointures» de la politique de son pays. En premier, Winston Churchill, qui fut le Premier ministre nommé par la reine Elizabeth II. Pendant soixante-dix ans, elle fit preuve de sagesse et fut attachée aux traditions royales dans la mesure où elle exerça ses fonctions jusqu'à son dernier souffle. Elle nomma la dernière Première ministre deux jours avant sa mort, ce qui prouve le souci de la famille royale de travailler jusqu'au dernier moment, pour constituer la dernière légende britannique.

Adieu, reine de la sérendipité.