Chine: Shijiazhuang, ville pilote du relâchement «zéro Covid»?

Les changements dans le politique sanitaire chinoise annoncés la semaine dernière, ont entraîné l’annulation des tests Covid-19 de masse dans plusieurs villes du pays. C’est le cas notamment à Shijiazhuang, la capitale du Hebei, autour de Pékin, où les habitants ont des sentiments mitigés suite à l’assouplissement des restrictions sanitaires, après trois ans de vie sous « zéro-Covid » strict.

À Shijiazhuang, plus besoin de présenter de test Covid négatif 24 heures pour prendre les transports en commun ou entrer dans les commerces.

Les kiosques à PCR, sur les trottoirs, ont disparu. Et si vous avez besoin de vous faire tester, c'est à l'hôpital que ça se passe, rapporte le journal de finances numéro un.

Quant aux « cas de contacts », l'isolement ne leur est plus imposé et ces derniers peuvent donc poursuivre une vie en société.

Ce changement soudain est lié aux mesures du Conseil d'État – le gouvernement chinois – publiées vendredi dernier.

Pour les autorités, l'idée est d'alléger le poids des restrictions sanitaires sur l'économie, cibler la pandémie de manière « scientifique », afin de laisser la communauté retourner au travail.

Depuis lundi, la mégalopole a annulé les tests imposés à l'ensemble de la population et s'est engagée là aussi à rectifier les mesures « non scientifiques » qui obligeaient les résidents à se tester jusqu'à trois fois par jour.

C'est aussi plus pragmatiquement un moyen de soulager les finances des collectivités. Car au-delà de la montagne de déchets qu'elles engendrent, ces campagnes de dépistage massives et gratuites – tous les trois jours depuis mai dernier – plombent le budget de l'État et des gouvernements locaux.

De nombreuses villes ont fait savoir qu'elles n'avaient plus les moyens de financer les tests. C'est le cas notamment de Lanzhou, la capitale de la province du Gansu, à l'ouest, qui entend faire payer 16 yuans – un peu moins de deux euros – le test à ses administrés.