Centrafrique : À quand le départ des derniers militaires français ?

Quand les derniers militaires français de la Mission logistique française de Bangui quitteront-ils la Centrafrique ? Acté le mois dernier, le désengagement de la centaine d'hommes toujours présents à Bangui, dans le cadre de la mission logistique Mislog, est en cours. Si le processus se déroule sans difficultés, la date exacte de leur fin de mission n'est pas encore totalement certaine.

Si le déploiement militaire bilatéral prendra fin, des officiers français continueront d'œuvrer au sein de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), et au sein de la Mission de formation de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM).

De sources centrafricaines, c'est le 15 décembre que la France rendra officiellement les clés du camp militaire de Bangui-M'Poko aux autorités nationales.

Le premier conseiller de l'ambassade de France et le général Mabin, qui commande les Éléments français au Gabon (EFG), dont dépend la Mislog, l'aurait officiellement notifié lundi lors d'une réunion avec le ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau. Un état des lieux serait même programmé l'avant-veille.

Toutefois, la partie française est moins affirmative. Si au niveau de l'ambassade, le silence prévaut, des sources militaires assurent que la date précise n'est pas complètement actée.

Les opérations d'expédition vers Libreville du matériel - baraquements et groupes électrogènes notamment - ne sont pas complètement terminées, et l'armée compte remplir ses obligations sociales et contractuelles vis-à-vis des entreprises et employés locaux.

Une certitude néanmoins : la rotation des effectifs qui a accompagné la venue du général Mabin sera la dernière, et tout sera réglé «avant la fin de l'année», comme prévu.

L'état-major français souligne que ce départ se fait en complète transparence et en bonne entente avec Bangui.

Une fois les clés remises, qui occupera le camp de l'aéroport de M'Poko ? «Nous souhaiterions que ce soit la Minusca qui nous succède, confesse un officier français, mais ce sera bien sûr au gouvernement centrafricain de décider».