RDC : Calme précaire dans le Nord-Kivu

Dans l’est de la République démocratique du Congo, l’accalmie est revenue sur le front, plus de 24 heures après le cessez-le-feu. Cette trêve avait été décrétée par plusieurs chefs d’État de l’Afrique de l’Est et Centrale en milieu de semaine au sommet de Luanda. Les rebelles du M23, qui n’étaient pas représentés lors de cette réunion, affirment avoir pris acte de cette décision.

Aucun incident majeur n’a été rapporté pour la journée de samedi 26 novembre mais le calme est extrêmement précaire. Depuis plusieurs jours, tous les yeux sont rivés vers la région de Bwiza, Bambo et Tongo, au nord-ouest de Goma, la capitale régionale, là où plusieurs affrontements entre rebelles du M23 et forces loyalistes ont été signalés.

Vendredi dernier, jour du cessez-le-feu, «la population de Bwiza fuyait les combats vers la localité voisine de Kitchenga», témoignait un habitant qui a quitté la région. Cette zone, à proximité du parc national des Virunga, est stratégique car elle borde le territoire du Masisi.

Jusqu’à présent, l’essentiel des combats, depuis l’offensive lancée par le M23 le 20 octobre, se sont essentiellement déroulés dans le territoire du Rutshuru. Les rebelles y contrôlent plusieurs postes douaniers dont Bunagana et Kitagoma, à la frontière avec l’Ouganda. Ils occupent aussi les villes agricoles et commerçantes de Rutshuru et de Kiwanja.

Peu probable donc que les rebelles se retirent de leurs positions, ce dimanche 27 novembre, comme le stipule pourtant l’accord signé par les chefs d’État de la région à Luanda mercredi dernier.