Coupe du monde 2022 : l'Allemagne accroche l'Espagne

Dans le choc du premier tour du Mondial 2022, dimanche 27 novembre, les deux géants sont restés dos à dos. À Al Khor, la Roja a frappé la première, mais l'Allemagne est revenue en fin de match pour obtenir le nul (1-1, groupe E). Lors de la dernière journée, le 1er décembre, tout sera encore possible pour ces deux sélections, le Costa Rica et le Japon.

Donnés favoris du groupe E, où l'on retrouve aussi le Costa Rica et le Japon, l'Espagne et l'Allemagne ne sont pas sur le même tempo en ce début de Coupe du monde au Qatar. Pour les Espagnols, tout allait bien avant le match du jour. Forts de leur carton contre les Costaricains (7-0), ils étaient en confiance, contrairement à leurs adversaires allemands.

Le renversement de situation contre le Japon (défaite 2-1 après avoir mené 1-0) a plongé la Nationalmannschaft dans le doute. Comme si ce Mondial qatarien avait un arrière-garde la dernière édition russe, il y a quatre ans et demi, quand les champions en titre avaient pris la porte dès le premier tour. Avant l'ultime journée de la phase de poules, les Allemands sont encore en vie, grâce au nul obtenu contre l'Espagne. Mais que ce fut rude.

Dans le premier acte, le rythme du jeu a été dicté par la Roja, plus joueuse, plus douée techniquement et plus libérée. Dani Olmo a allumé la première mèche en décochant une grosse frappe sur la barre transversale de Manuel Neuer (7e). Serge Gnabry a répondu en obligeant Unai Simon à sortir dans ses pieds (10e), mais la maîtrise est bien restée espagnole durant ces 45 premières minutes (68% de possession sur ce laps de temps).

Juste avant la pause, un but d'Antonio Rüdiger pour l'Allemagne a été logiquement annulé pour cause de hors-jeu du défenseur, qui était monté pour faire parler son jeu de tête sur ce coup franc bien placé (40e). En seconde période, la physionomie globale n'a pas vraiment varié, avec une Espagne toujours maîtresse et une Allemagne plus empruntée mais toujours menaçante, à l'image de ce tir de Joshua Kimmich repoussé par Simon (56e).

Finalement, le coaching de Luis Enrique a payé. Huit minutes après son entrée en jeu à la place de Ferran Torres, Alvaro Morata a trouvé la faille. La passe de Jordi Alba s'est avérée parfaite, l'attaquant a englouti Niklas Süle puis trompé Neuer avec précision (62e).

Menés 0-1, les Allemands n'avaient alors plus d'autre choix que de se jeter à l'abordage pour revenir au score. Une défaite ne les aurait pas condamnés mais aurait été très problématique avant la dernière journée. Hansi Flick, le sélectionneur, a lancé dans la bataille Niclas Füllkrug, Leroy Sané et Lukas Klostermann en même temps, à la 70e. Un coaching efficace de la part du technicien aussi.

Unai Simon, le portier de la Roja, a réussi à mettre en échec le jeune Jamal Musiala (74e) mais n'a rien pu faire devant l'énorme frappe de Niclas Füllkrug. Lancé en profondeur par Musiala, l'attaquant du Werder Brême a échappé à la défense espagnole avant d'expédier le cuir en pleine lucarne (83e), soulageant d'un seul coup les siens.