Le général algérien Ahmed Gaïd Saleh délaisse sa tenue militaire afin d’assurer les prochaines élections présidentielles.

Dessin : Ali Mendalaoui
 
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Naissance en Algérie et Jihad contre la France:
- Ahmed Gaïd Saleh est né dans la ville algérienne d’Aïn Yagout, Département de Batna, le 13 janvier 1940.
- Est connu au sein de l'Armée populaire algérienne, pour son soutien à la politique du président algérien Abdelaziz Bouteflika, ainsi que des relations d'amitié avec le frère du président, Saïd Bouteflika.
- Avec la dégradation de la de santé du président algérien et son incapacité à gérer les affaires du pays, Gaïd Saleh, chef d'état-major de l'armée, est l'homme approprié pour assurer le passage vers les prochaines élections présidentielles.
 
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Ascensions graduelles:
- A l'âge de 17 ans, en 1957, alors que l'Algérie menait la guerre de libération contre l'occupation française, Ahmed Gaïd Salah est allé suivre ses études à l’Académie militaire d’infanterie de Vestry (ex - Union soviétique).
- Dans sa jeunesse, il a rejoint l'armée nationale populaire algérienne, pour participer à la libération de l’Algérie.
- Il est monté en grade dans le commandant des bataillons dans les corps 21, 29 et 39 de l’Armée de libération nationale.
- Il a également participé à mettre fin à la guerre civile algérienne.
- Le 5 juillet 1993. Il accède au rang de général major.
- A été nommé le 3 août 2004, chef d'état-major de l'Armée populaire nationale, puis au rang de Général de Brigade le 5 juillet 2006,
- Depuis, il a été nommé, le 11 septembre 2013, vice-ministre de la Défense, et chef d’état major, de l'Armée populaire nationale algérienne.
 
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Acquisition de la confiance du Président :
- Avec la dégradation de la santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui l’a obligé à se déplacer en chaise roulante, et surtout ses longues absences à l’étranger pour des soins médicaux, Ahmed Gaïd Salah, est l’homme de la situation et celui à qui revient la mission de transférer les pouvoirs du président Bouteflika à son successeurs, qui sortira des urnes des élections qui devraient se tenir en Algérie ultérieurement.
 
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Questions algériennes contemporaines :
- Comment ce général va passer le peu de temps qui lui reste, en haut du système du pouvoir en Algérie?
- Comment vont se dérouler les prochaines élections en Algérie ? Alors que nous voyons disparaitre les éminences qui ont libéré le pays et l’ont conduit vers l’indépendance.
- Comment les généraux qui ont participé à la guerre de libération, et conduit le pays vers l’indépendance en 1962, vont-ils considérer cette situation ?
- Comment ce militaire va-t-il gérer les affaires civiles et sécuritaires ?
- Le peuple algérien va-t-il délaisser les protestations, dont les jeunes qui n’ont pas connu la période colonial, constituent l’avant-garde.
- la vieille garde, dont fait partie Ahmed Gaïd Salah, Acceptera-t-elle, les résultats des prochaines élections présidentielles en République algérienne?
 
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L’Algérie et sa jeunesse :
- Abdelaziz Bouteflika sera-t-il le dernier président de l'Algérie, de la soi-disant «vieille garde» en Algérie, qui se distingue par deux phénomènes importants:
- les aspirations des jeunes, qui représentent la majorité de la population en Algérie.
- Et les programmes ambitieux des partis qui sont apparus, après la domination du parti unique historique, qui a mené la guerre de libération et a obtenu l’indépendance de l’Algérie.
 
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L’ultime titre et ultime mission :
- Ahmed Gaïd Saleh, est le dirigeant qui a réussi, et le sage qui guidera le peuple algérien vers son destin, pour que les gens quittent la rue et rentrent chez eux ?
- Pour que le calme revienne suite à des élections présidentielles, sans Bouteflika, qui se dérouleront en 2019.
Les urnes déterminantes :
- Les urnes des élections démocratiques en Algérie, ce pays qui a perdu un million de martyrs, et dispose de 42 millions d'habitants, où le taux des jeunes est élevé, constituent une sorte de solution.
- Dans l'espoir que le peuple retourne dans la rue, afin qu’il ne sorte la prochaine fois pour élire un président de l'Algérie.
- Ce sont les questions politiques, que se pose l'Algérie, qui n’a pas échappé au sort des régimes, qui ont connu ce qu’on appelle le «printemps arabe» ?