Ali Babacan : Il a su quitter le «Parti» lorsque la «politique» est desservie…

Dessin : Ali Mendaloui
 
 
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Une «bombe» a explosé en Turquie le 8 juillet 2019…
- Ali Babacan est l’auteur de cette «explosion»…
- Cet ex-vice-Premier ministre vient de claquer la porte.
- Une démission qui pèse très lourd et aura l’effet d’un Tsunami.
 
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Une démission qui n’est nullement un coup de tête, mais mûrement réfléchie…
- La surprise était de taille, mais ne l’est pas pour ceux qui connaissaient la personne.
- Il a essayé «intramuros» de corriger la politique qu’Erdogan et prenait des décisions sans consulter personne.
- Une démission qui vient sur un fond de rupture, et surtout d’une condamnation d’une politique qui n’est plus la sienne.
 
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Alternance et revanche à la fois : une formation politique voit le jour.
- Cette «tête pensante» de la politique économique de l’AKP, ne pense pas rester inactive
- Un parti est en ébullition,
- Surtout que la liste des «proscrits», des «insurgés» et surtout les «démissionnaires» est plus que longue. Tous ont quitté l’AKP et ne comptent pas rester inactifs.
 
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Une mission difficile, et certainement pleine de défis :
- Cet ex-lieutenant d’Erdogan se trouve face à un défi de taille.
- Comment effacer l’image d’un long parcourt avec Erdogan & Co.
- Surtout comment rompre et instaurer une image différente.
 
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Une rupture personnelle avec Erdogan et sa politique…
- Erdogan a toujours joué en «solo» ou entouré d’un cercle «très réduit»…
- Beaucoup de ses proches ont été évincés et même écartés du parti….
- Cette démission vient en condamnation de tout un comportement et toute une approche.
 
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La perte de la mairie d’Istanbul est la goutte qui a fait déborder le vase.
- A toute vase qui déborde, il faut bien une goutte. 
- Cette goutte n’était autre que la perte de la mairie d’Istanbul.
- L’obstination d’Erdogan à «rejouer» les élections municipales, a été la paille qui a fait chavirer le bateau.
 
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Sisyphe s’installe en Turquie ?
- Ali Babacan est devant une palette de choix.
- Chasser les électeurs sur le champ de l’AKP, à savoir une politique «nettoyée» des erreurs d’Erdogan.
- Ou admettre une rupture totale et présenter une autre «identité».
 
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Une question s’impose pour qu’Ali Babacan puisse bien tracer son avenir.
- Combien va durer la phase de croissance du parti que compte créer ce «démissionnaire» et ses associés ?
- Ce parti serait-il un «grand parmi les grands» ou un simple témoin devant une scène politique qui le dépasse ?
- La réponse est claire : Autant va se vider l’AKP, autant va se remplir ce nouveau parti.