Burkina-Faso : 32 terroristes neutralisés…

Un retournement de situation, à savoir l’arbre qui cacherait la forêt, et l’hirondelle qui annoncerait un vrai réel printemps ? Sortir des années d’expansion terroriste, vers un rétrécissement de ce fléau, qui va conduire à sa disparation, ou une victoire passagère dans une guerre, telle une maladie incurable, s’est installée définitivement, pour désormais faire partie du paysage, à la fois sécuritaire et politique ?
 
Bonne nouvelle, mais !!!
A lire le communiqué transmis dimanche par l'état-major burkinabè, qui a annoncé avoir «neutralisé» trente-deux «terroristes», vendredi et samedi, lors de deux opérations militaires dans le nord du Burkina Faso, après l'attaque d'une patrouille, tout le monde est tenté par cet espoir d’une victoire prochaine sur le terrorisme. Faut-il ajouter que nulle source indépendante n’ait pu confirmer ces faits et ces chiffres. 
Toutefois, ce communiqué précise que suite à l'attaque vendredi d'une patrouille de soldats près de Yorsala (province de Loroum), «la vigoureuse réaction de l'unité, suivie d'un vaste ratissage de la forêt de Yorsala a occasionné d'intenses combats qui ont duré plusieurs heures», avant d’ajouter : «Au cours de ces affrontements, 24 terroristes ont été neutralisés et divers matériels ont été récupérés» et «un soldat a malheureusement perdu la vie», et de préciser que «cette opération a également permis de libérer plusieurs femmes, qui étaient retenues par les terroristes et utilisées comme esclaves sexuelles».
Dans le même registre le communiqué poursuit : «A la suite de ces affrontements et sur la base de renseignements précis, l'armée a mené samedi «une action offensive dans les environs de Bourzanga (province du Bam), qui a permis de neutraliser huit terroristes et de récupérer un important lot d'armement, de munitions et de matériels divers».
 
Rage suivie de mirages ???
Il faut noter que rarement les nouvelles n’étaient assez bonnes et surtout porteuse d’un si fort espoir, dans ce pays laminé par le cancer du terrorisme. Un mal qui ronge toute la région du Sahel, sans reconnaitre les frontières et sans distinguer un pays d’un autre.
Dans un pays limitrophe du Burkina-Faso, à savoir le Mali, l'armée malienne a annoncé se replier de ses positions isolées exposées aux attaques terroristes près de la frontière du Niger et du Burkina Faso pour se regrouper sur des places plus fortes après deux assauts très meurtriers.
Cette décision a été appliquée au début à trois postes (Anderaboukane et Indelimane, repliés sur Ménaka, et Labbezanga, sur Ansongo), suivi d’autres.
Les observateurs sur place, ont constaté que la coopération militaire entre les pays touchés par le terrorisme, est loin d’être exemplaire, en tout cas, loin d’être efficace, tant les groupes terroristes ne reconnaissent pas ces frontières, et surtout sévissent dans un pays comme un autre.
D’autres parts, la présence de forces européennes, surtout françaises au Nord du Mali, ne semble pas porter les effets escomptés. Même si la ministre française des Armées, Florence Parly, ait déjà annoncé au président Malien Ibrahim Boubacar Keïta la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce, à ses alliés européens, dans le difficile combat contre les djihadistes.
Il faut préciser que ces déclarations de soutien, ont été prononcées suite à la mort de 49 soldats maliens et d'un soldat français. Chose qui a poussé Mme Parly, à effectuer une tourné, qui a visé les pays du Sahel, en butte à la propagation des opérations terroristes.
Sur le plan psychologique, le communiqué émanant de l’Etat-major burkinabé ne peut que remonter le moral d’une population très affectée par le terrorisme, mais faut-il continuer sur le même parcours, et faire que ce fléau régresse, et pourquoi pas en faire un fléau du passé…