Burundi …Un Général pour candidat

Le général Evariste Ndayishimiye, a été désigné dimanche, par le parti au pouvoir au Burundi (CNDD-FDD) pour porter ses couleurs à la présidentielle du 20 mai et tenter de succéder au président sortant Pierre Nkurunziza dont il est proche. «Gen. Evariste Ndayishimiye choisi pour représenter le CNDD-FDD lors de la Présidentielle de 2020», a ajouté le parti sur son compte Twitter.
Le général a été choisi lors d'un congrès extraordinaire du CNDD-FDD organisé dimanche à Gitega, la nouvelle capitale administrative du pays, en présence de Pierre Nkurunziza, 55 ans.
 
Nkurunziza s’en va, vient Ndayishimiye…
M. Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, avait surpris lorsqu'il avait annoncé en juin 2018 qu'il ne se présenterait pas à sa succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution qu'il venait de faire modifier par référendum le lui permettait.
L'annonce en avril 2015 de sa candidature à un troisième mandat controversé avait plongé son pays très pauvre dans une grave crise politique émaillée de violences et de violations massives des droits de l'homme qui ont fait 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, selon les estimations de la Cour pénale internationale qui a ouvert une enquête.
Ces derniers jours, le nom du général Ndayishimiye faisait partie des favoris à la succession de M. Nkurunziza. A 52 ans, M. Ndayishimiye est l'un des hommes clés du système qui dirige aujourd'hui le pays.
Ancien ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique, chef de cabinet militaire et civil du président, le général Ndayishimiye comptait parmi les principaux chefs militaires du CNDD-FDD à la signature de l'accord de cessez-le-feu en 2003 qui mit un terme à la guerre civile au Burundi (au moins 300.000 morts entre 1996 et 2003).
 
Ainsi soit-il…
Le parti au pouvoir au Burundi, réuni dimanche en congrès extraordinaire à Gitega (centre), a désigné M. Nkurunziza à la présidentielle du 20 mai en remplacement du sortant Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005 et qui a indiqué de ne pas vouloir se représenter.
«Ce congrès est un événement exceptionnel qui va marquer le début d'une nouvelle page dans l'histoire du Burundi et du parti CNDD-FDD», a déclaré samedi Pierre Nkurunziza, en réitérant sa volonté de ne pas se représenter «malgré ceux qui me le demandent», au cours d'une cérémonie de clôture de «Trois jours de prières», organisée par son parti.
«Tout ce qui va se passer dimanche, c'est le plan de Dieu. L'Eternel a déjà opéré son choix», a ajouté M. Nkurunziza, fervent chrétien évangélique de 55 ans.
M. Nkurunziza avait surpris les observateurs lorsqu'il avait annoncé en juin 2018 qu'il ne se présenterait pas à sa propre succession le 20 mai 2020, alors que la nouvelle Constitution de 2018 le lui permet.
Ces dernières semaines encore, d'aucuns dans le pays, notamment dans les rangs de l'opposition, ont émis des doutes quant à ses véritables intentions.
Mais le président Nkurunziza a récemment multiplié les adieux lors de cérémonies officielles et un projet de loi adopté par l'Assemblée nationale et lui octroyant un parachute doré semblent attester du fait qu'il s'apprête à passer la main.
L'ancien chef rebelle avait pourtant fait modifier la Constitution par référendum en mai 2018, ce qui lui ouvrait la possibilité de rester en poste jusqu'en 2034, à l'instar de son voisin, le président rwandais Paul Kagame.
Plusieurs noms de responsables ont déjà circulé ces derniers jours dans les médias comme favoris à la succession, dont deux sont revenus le plus souvent.
Il s'agit du président de l'Assemblée nationale Pascal Nyabenda et du secrétaire général du parti, le général Evariste Ndayishimiye.