Mali…Le sang de six soldats a coulé !

Selon l'armée malienne, la région de Mondoro, une localité du centre du Mali déjà visée en septembre, a subi, dimanche, une attaque de présumés djihadistes. Avec un bilan de six soldats tués, et 10 blessés.
Sur Twitter, les Forces armées maliennes (FAMa) «déplorent 6 morts, 10 blessés et des engins endommagés» lors de cette attaque, qui a eu lieu vers 22H00 (GMT et locales).
 
Une attaque sanglante…
La même source indique que «lors de leur riposte, les FAMa ont détruit deux colonnes de véhicules et de motos terroristes, ainsi que deux sites de regroupement des terroristes. Les frappes aériennes déclenchées dans la nuit ont permis de vite infliger d'importantes pertes humaines et matérielles chez les GAT (groupe armé terroriste).
Un élu local de Mondoro, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, précise quant à lui que «les assaillants ont attaqué un check-point avant de le détruire et ont utilisé des lance-roquettes pour tirer sur les véhicules de l'armée garés», avant d’ajouter que «les échanges de tirs ont duré environ une heure, puis l'aviation malienne est venue pour bombarder les positions des terroristes. Je ne connais pas le nombre de djihadistes tués, mais il y a des victimes».
Une association locale s'est inquiétée lundi d'un possible départ des militaires de Mondoro, où un soldat avait été tué et trois blessés le 14 février. Le camp de Mondoro, ainsi que celui de Boulkessi, proches de la frontière avec le Burkina Faso, avaient déjà été frappés en septembre par une double attaque djihadistes durant laquelle au moins 40 soldats avaient été tués.
«Selon des informations, des militaires menacent de quitter Mondoro après l'attaque. S'ils mettent à exécution cette décision, les terroristes vont prendre le contrôle non seulement de Mondoro, mais de tout le cercle de Douentza», a déclaré Oumar Ongoïba, un responsable de l'Association pour le développement de Mondoro (ADM), en soulignant le caractère stratégique de la zone.
L'attaque de septembre contre Mondoro et Boulkessi, l'un des plus graves revers de l'armée malienne depuis des années, avait été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance terroriste du Sahel affiliée à Al-Qaïda.
Le Mali est confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et djihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales.
Parties du Nord du pays, les violences se sont propagées au centre et aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.
 
Dans le passé…
Il faut rappeler que fin janvier dernier, dix-neuf militaires maliens ont été tués et cinq blessés lors d'une attaque de grande ampleur de présumés djihadistes contre un camp de gendarmes dans le centre du pays. Le bilan était de 19 morts 5 blessés, du matériel endommagé et ou emporté».
Sokolo est situé dans le cercle de Niono, dans la région de Ségou (centre), où sévissent des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Il s'agit de la dernière localité avant la frontière avec la Mauritanie.
Des responsables maliens ont attribué ce coup de force à des "terroristes", terme avec lequel ils désignent les groupes djihadistes qui sévissent au Mali depuis huit ans, malgré des interventions militaires française, de l'ONU et africaine.
La France a envoyé début janvier 220 soldats pour renforcer les 4.500 de Barkhane déjà déployés au Sahel. Son chef d'état-major a annoncé déjà, l'envoi de «moyens supplémentaires" qui devraient être détaillés ultérieurement.