Une réconciliation populaire «arabo-israélienne» sous l’égide du «Corona».

Après l’annonce de l’imminence d'un vaccin spécial en Israël, contre le virus
* Le professeur Palestinien Houssam Hayek, de l'Institut «Technion», à «Majalla» : Nous sommes sur le point d'aboutir à une technologie innovatrice, pour une détection précoce du «Corona», A savoir des patchs qu’on colle à la peau.
* Professeur Hayek : Entre 50 et 70% de la population peut être infectée par Corona. Aussi, il est fort probable, que ce virus récidive l’année prochaine ou celle d’après.
* Le ministère israélien des Affaires étrangères a entrepris ce virus comme pont, pour communiquer avec le public arabe via les réseaux sociaux
* Des millions de personnes du monde arabe ont interagi avec les pages Facebook, Twitter et Instagram du ministère israélien des Affaires étrangères pour se renseigner sur la nouvelle vaccination de Corona, et quand elle peut être utilisée ou obtenue.
* Un des commentaires, émanant d'une jeune fille de la Syrie, a été remarquable, elle a écrit : «Dieu garde tous les habitants du monde sauf vous en Israël et en Iran».
* Le chef du Forum des études palestiniennes au Centre Moshe Dayan de l'Université de Tel Aviv, : «Le Coronavirus constitue une occasion pour reconstruire les relations avec les Palestiniens. Israël doit se préparer à accroître son soutien civil à la scène palestinienne, dans le but de maintenir la stabilité et la sécurité.»

Tel Aviv: Plus d'un mois après la propagation du Corona dans l'État hébreu, la société israélienne et ses institutions officielles continuent à faire face à une situation de rupture et de conflits, dans laquelle se mélangent une colère concernant la façon de combattre ce virus, d’une part, et l’exploitation du Corona à des fins personnelles, après environ un mois d'élections et l'incapacité de former un gouvernement, d’autre part.
Au plus fort de cette situation qui a plongé les Israéliens dans un état de confusion et d’incertitude, concernant le jour qui va suivre le jour de l'élimination du virus, notamment en ce qui concerne la situation économique, est apparue une lueur d'espoir à l'horizon, qui s’est orientée surtout vers l’étranger, en particulier la scène palestinienne et arabe.
Il y a deux aspects importants auxquels Corona est confrontée, et qui peuvent grandement contribuer à répondre aux attentes de certains, que ce virus puisse améliorer l'avenir des relations israélo-arabes.
Le premier aspect a été annoncé par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à savoir l’action du gouvernement à outrepasser les obstacles auxquels est confrontée la capacité de traiter les patients atteints du Corona en Israël. Selon l’annonce, Tel-Aviv s’est adressé aux pays de la région, dans l’espoir d’acquérir des respirateurs artificiels en raison de la grande pénurie de ces appareils. Persiste l’espoir que cette action puisse contribuer à la réconciliation entre les pays de la région et Israël.
D’autre part, une discussion s’est engagée sur les pages du ministère des Affaires étrangères, à laquelle ont participé des citoyens des pays arabe, après l’annonce de l’imminence d’un vaccin spécial en Israël, contre le Corona.
Pendant ce temps, le professeur Houssam Hayek de l'Institut Technion de Haïfa, a révélé l’imminence d’une technologie permettant le dépistage du Corona à un état précoce. Dans une déclaration à «Majalla», Hayek a souligné que l’accomplissement est une question de temps, et que des progrès ont été enregistrés, pour aboutir à des résultats, permettant à cette technologie, à travers deux modes, un dépistage précoce du Corona. A savoir des patchs qu’on colle à la peau.
Selon le professeur Houssam, l’instrument se trouve actuellement dans l'un des pays qui ont été exposés à la propagation de la couronne, et une fois qu'il sera de retour, et l’assurance de son efficacité, il sera mis en exploitation dans le but de sauver le plus grand nombre de personnes souffrant du Corona.
L'espoir que nous offre cet instrument et cette nouvelle technologie, serait équivalent à l’espoir que nous procure un vaccin contre le Corona. Le professeur Hayek estime qu'entre 50 et 70% de la population pourrait être contaminés. Aussi, il est fort probable, que ce virus récidive l’année prochaine ou celle d’après.


 
Corona et la bataille interne.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les ministères, de la Santé et des Finances, sont en train de gérer une crise interne, sur la base de désaccords majeurs concernant la manière d’affronter le Corona, en particulier avec le refus de Netanyahu d’ordonner le confinement total, pour mettre fin à la propagation du virus. Pour des raisons, que des politiciens, responsables sécuritaires, et des experts ont considéré, en lien direct avec ses intérêts personnels, car il est confronté à l’éventualité de ne pouvoir former un gouvernement. D’autre part, les politiciens et les instituts de recherche, ont trouvé dans ce qu’on appelle «la crise du Corona», une chance pour un début de résolution de la crise politique entre Israël et les Palestiniens, d'une part, et un moyen pour améliorer les relations avec les pays arabes, en particulier avec lesquels Israël dispose d’accord de paix, d'une autre part.
Mais le plus important a été la décision du gouvernement israélien de s’adresser à certains pays de la région pour acheter des respirateurs, pour aider Israël à faire face à l'épidémie du Corona, et éviter ainsi la mort d'un grand nombre de ceux qui auront un problème respiratoire. Cette décision, si elle s’avère vraie, peut générer, en plus d'empêcher la mort de patients israéliens, un pas en avant dans la réconciliation israélo-arabe.

 




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L'impact du Corona sur les relations israélo-arabes.
Au moment où Israël était sur les plans politiques, sociaux et sanitaires, engagé face au Corona et à l'aggravation de la crise économique, le ministère israélien des Affaires étrangères a exploité ce virus comme un pont pour communiquer avec le public arabe, via les réseaux sociaux. Affectant toute une équipe à cette mission, profitant de ce qu’a été publié en Israël concernant la possibilité de parvenir à un vaccin qui élimine le virus, mais on ne sait pas encore à quel stade les chercheurs sont à ce sujet. Reste que les gros titres concernant cette découverte, font l’aune des pages du ministère israélien des Affaires étrangères, à travers laquelle il communique avec les citoyens des pays arabes.
A voir de plus près cette page, il apparaît que cette publication ait donné l'espoir en dehors des frontières israéliennes, que le traitement du Corona serait un pont de communication. Comme d'habitude, le personnel du ministère israélien des Affaires étrangères œuvre de manière harmonieuse pour inciter les citoyens arabes à interagir. Dès qu'a été annoncée la propagation du virus en Israël, et avant même qu'elle ne soit annoncée dans certains pays arabes, le ministère israélien des Affaires étrangères a publié, sur sa page de communication avec le monde arabe, un selfie de trois employés du ministère qui, parlant en arabe, souhaitaient aux citoyens des pays arabes la santé, ainsi qu’une issue de la crise du Corona avec le moins de dégâts possible. Cette vidéo ainsi que le message véhiculé, ont été visionnés par plus de cinq millions d'Arabes, au cours des deux premiers jours. Dès que le nombre ait augmenté, le ministère des Affaires étrangères a envoyé un deuxième message : «Israël prie Dieu pour préserver la population des pays arabes et leur éviter la menace du Corona. Le virus Corona se propage rapidement à travers le monde et ne reconnaît ni frontières, ni religions ou de nationalités. Nous sommes tous des êtres humains. Nous sommes tous frères».
Une réaction très large a été enregistrée, émanant de plusieurs pays : Yémen, Maroc, Tunisie, Egypte, Soudan, et la liste est longue. Dans l'un des commentaires, on peut lire : «Nos cœurs sont avec Israël pour éliminer ensemble le virus».
Zakaria du Soudan a écrit: «Que Dieu vous protège et vous bénisse». Amin d'Irak : «Ce qu’a été écrit sur votre page, constitue un beau message de solidarité et de paix»... Un autre citoyen irakien : «Nos cœurs sont avec Israël et le monde entier, avec ses différentes nationalités, religions et croyances. Ensemble, nous éliminons ce virus».
Le nombre de messages analogues est impressionnant. Avec une insistance sur la paix et la réconciliation avec Israël. Dans l'un des commentaires, on peut lire : «Vive la fraternité arabo-israélienne et la réconciliation».
En sus de ces messages, des centaines d’autres ont porté l’espérance que Corona puisse anéantir Israël et tous ses habitants. Dans l'une d’elles, une jeune femme de la Syrie, a rédigé un commentaire à part : «Que Dieu protège tous les habitants du monde sauf vous en Israël et en Iran».Et un autre a écrit: «Dieu vous garde, mais seulement jusqu'à ce que vous produisiez le vaccin pour le traitement du Corona». Un autre, sans mentionner aucun pays, a répondu aux messages du ministère des Affaires étrangères : «Vous n'êtes pas des humains et nous ne sommes pas frères».
 

La majorité accepte l’usage du vaccin israélien.
Durant cette interaction sur la page du ministère israélien des Affaires étrangères, le personnel a mené une enquête auprès des participants, en posant la question: «Accepterez-vous d'utiliser le vaccin qu'Israël met au point contre le Corona?» La majorité a répondu par l'affirmative.
En outre, des millions de personnes du monde arabe ont interagi avec les pages Facebook, Twitter et Instagram du ministère israélien des Affaires étrangères, pour se renseigner au sujet du nouveau vaccin contre le Corona, et quand il serait disponible.


 
La Confédération israélo-palestinienne est en lutte contre les catastrophes naturelles.
Le virus Corona est arrivé au plus fort de la crise des relations entre Israël et l'Autorité palestinienne, qui s'était aggravée depuis l'annonce du «Deal du siècle», et l’arrêt la coordination sécuritaires entre les deux parties. Plusieurs responsables israéliens ont estimé que les premières mesures qu'Israël devrait prendre, après avoir annoncé le nombre élevé de ses citoyens atteint par le Corona, consiste à assurer une Autorité palestinienne, forte et capable de gérer la situation dans les territoires palestiniens contrôlés par Israël, étant donné que tout chaos dans le traitement du Corona dans les territoires palestiniens, propagerait largement le virus à Israël. Certains ont mis en garde contre les mesures prises par Israël de fermer les points de passage, et empêcher l'entrée de travailleurs palestiniens pendant deux mois en Israël. Selon des chercheurs chevronnés de l'Institut de recherche sur la sécurité nationale, cette décision aggravera la crise économique en Cisjordanie, et donc ferait peser le danger d’un effondrement économique qui aura de graves conséquences sur les moyens de lutter contre le virus. En conséquence, les chercheurs ont estimé que Corona devrait motiver Israël à créer un réseau efficace de coopération avec l'Autorité palestinienne, et les pays avec lesquels il entretient des accords de paix (Jordanie et Égypte), dans un premier temps.
D'un autre côté, il est nécessaire de modifier les relations avec la bande de Gaza. Il est vrai qu'Israël a autorisé des camions à pénétrer dans la bande, mais cela ne suffit pas. Les chercheurs considèrent que la réduction des facilités, ou le manque de coopération conjointe pour affronter Corona, mettrait fin à l’accalmie, et aggraverait les possibilités d'escalade et renouvellera des manifestations devant le mur de Gaza.
Yossi Beilin, l'ancien président du parti Meretz, qui est la personne israélienne la plus éminente, qui a initié l'accord d'Oslo, et avait conclu avec Mahmoud Abbas les accords de «Beilin – Abou-Mazen» pour un règlement de paix, considère : «Aujourd'hui, après la propagation du Corona, sur les deux côtés des barrières entre Israël et les territoires palestiniens occupés, et les risques que la politique de non-coordination comporte pour les deux parties, Corona, qui ne peut pas être considéré comme moins dangereux que les catastrophes naturelles, constitue un événement dans lequel il serait correct de reconsidérer la carte, et penser à la solution de la confédération israélo-palestinienne... Des événements tels que Corona nécessitent une coopération entre voisins géographiques. Surtout ceux qui cohabitent dans une même région. Cette coopération existe entre nous et les Palestiniens, mais il ne fait aucun doute qu'un meilleur système de relations politiques aurait pu assurer une coopération beaucoup plus importante. »
Le chef du Forum des études palestiniennes au Centre Moshe Dayan de l'Université de Tel Aviv, le colonel réserviste Michael Milstein, a déclaré: «Le Coronavirus constitue une occasion pour reconstruire les relations avec les Palestiniens. Israël doit se préparer à accroître son soutien civil à la scène palestinienne, dans le but de maintenir la stabilité et la sécurité.»
Milstein explique sa position en disant : «Corona incarne avant tout le lien étroit entre Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza, au niveau économique et civil. Les Palestiniens sont liés à Israël en termes d'emploi, du mouvement et d'assistance, tandis que la main-d'œuvre palestinienne est très vitale pour Israël. Dans les deux parties, une profonde crainte se dessine quant à une fermeture complète des frontières. Chose qui aurait des implications stratégiques. En Cisjordanie, l'Autorité se vante d'avoir réussi à contrôler la propagation du Corona, mais en parallèle, une hantise est en train de s’installer, chez les Palestiniens, aussi bien au sein de l’Autorité que le peuple, d'une interdiction longue et totale, du déplacement de 120 milles personnes, pour aller travailler en Israël et dans les colonies. Chose qui constitue une grave atteinte au tissu de la vie économique, qui fait office de véritable socle, d'un calme relatif en Cisjordanie».
Milstein estime que le défi du Corona peut également comporter un certain nombre d'opportunités. En premier, la concentration de toutes les parties sur la question, peut aider à réduire les risques de frictions violentes à court terme, en particulier avec Gaza.
Quant à l'assistance qu'Israël fournit aux Palestiniens, pour combattre le Corona, elle serait capable de contribuer à réduire certaines tensions avec l'Autorité et avec la bande de Gaza, pour constituer un levier capable d’arracher des concessions au Hamas, concernant toutes les questions liées au maintien du calme. Par exemple, Israël doit se préparer à intensifier son soutien civil à la scène palestinienne, afin de maintenir la stabilité et la sécurité, mais cet objectif sera plus difficile que par le passé à la lumière de l'aggravation du défi économique auquel Israël se heurte ces jours-ci.


 
Ceux qui sont atteints par le Corona, de Gaza et de la Cisjordanie seront-ils traités en Israël ?
Concernant un autre aspect des relations palestino-israéliennes, on examine si Corona peut constituer une raison pour rétablir les relations qui ont été suspendues entre les deux parties, concernant l’octroi de traitements médicaux aux Palestiniens en Israël. La sensibilité de cette question, quant à elle, est que les citoyens israéliens sont dans un état d'anxiété et de peur en raison de la propagation rapide du Corona et l'enregistrement de décès.
Le journal Haaretz a cité un haut responsable disant : «En Israël, on craint que le premier patient de la bande de Gaza ne cause une infection de masse et ne fasse peser un très lourd fardeau sur le système de santé là-bas».
Concernant la Cisjordanie, jusqu'à présent, en Israël, rien n’a été tranché, par crainte que le système de santé israélien ne dispose pas de suffisamment de lits pour accueillir tous les patients israéliens en cas d'épidémie virale.
Ce responsable a ajouté qu'Israël et l'Autorité palestinienne n’ont pas pris de mesures conjointes pour faire face aux catastrophes naturelles. Mais il n'y a pas de procédure pour une situation similaire à la crise de Corona. «En cas de catastrophe naturelle, vous dépendez de l'aide des pays du monde, ou vous dépendez du fait qu'Israël est suffisamment fort pour traiter avec son voisin également», avant d’ajouter : «Mais nous savons que ce n'est pas le cas quand on parle du Corona».
Selon Ha'aretz, afin de traiter ceux qui souffrent de corona, ils devront utiliser à Gaza des produits qu'Israël interdit désormais d'entrer. Jusqu'à présent, Israël n'a pas été invité à assouplir ou à alléger la politique d'entrée de ces produits. Elle a ajouté, citant le même responsable : «Il est peut-être nécessaire d'examiner la possibilité d’autoriser l’entrée de marchandises «à double usage», qu'Israël interdit à la bande, tant l’usage ne se fait pas uniquement à usage humanitaire. A l’instar de l’eau oxygénée qui est utilisée comme désinfectant, et peut également être utilisée pour produire du matière explosive à un certain degré de concentration».


 
Une opportunité pour un engagement historique avec les Palestiniens du 48.
Corona est arrivée en Israël au plus fort de la crise politique interne après les élections législatives et, d'autre part, les résultats des élections ont reflété la position de Palestiniens du 48, qui ont accompli un remarquable résultat, avec 13 à 15 sièges. Chose qui a intensifié la campagne d'incitation contre eux, de la part de la droite dirigée par Netanyahu.
L'expert politique Shimon Scheffer a vu en le Corona l'occasion de changer la situation, et accomplir un lien historique avec ce segment palestinien. De ce côté, il dit : «Le processus de maturation de la société israélienne pour reconnaître les représentants arabes comme partenaires et non comme ennemis est l'une des marches les plus difficiles à accepter, mais nous devons nous rappeler que nous n'avons pas d'autres pays, et dans ce coin de la terre, vivent des tribus dont les droits, ne se mesurent pas, en fonction de la religion».
Scheffer a évoqué son expérience pendant cette période du Corona dans une clinique israélienne. Chose qui reflète l'importance de changer la politique de traitement des Palestiniens du 48. La plupart des infirmiers, infirmières et médecins étaient des Arabes, qui viennent tous les jours pour nous aider tous, des villes et villages du nord et du centre. Ils sont dévoués et hautement louables. Ils ne mélangent pas politique et travail: Le même traitement pour tous. Je suppose que la seule chose qui compte pour eux, c'est que nous comprenions tous qu'ils nous sont égaux en citoyenneté», avant d’ajouter : «Netanyahu, il vous revient la responsabilité de les remercier, car ils sont engagés tout au long de l’année à traiter des personnes vulnérables notamment des personnes âgées.