Macron et ses plus grands défis : Les Français

* Le plus jeune président dans l’histoire de France n’a pas échappé à la règle française, Emmanuel Macron, pensait comme ces prédécesseurs entrer au paradis, lorsqu’il s’assoyait sur le trône de l’Élysée !
 
*La France a de plus en plus d’or en réserve, son stock  présent dans les coffres de la Banque de France

 

Il est difficile d’être un président en France où le caractère bougon des Français, est dominant, ils sont les champions du monde des râleurs, du « Grrr ». Ce magnifique peuple civilisé, riche d’histoire, de culture et de créativité, mais très difficile à gérer pratiquement c’est quasiment impossible à le gouverner, puisqu’il n’est jamais content, d’ailleurs cela est tellement bien établi qu'un "championnat national des râleurs" se tient depuis chaque 23 septembre et jusqu'au 15 novembre en huit étapes dans tout l'Hexagone. Des champions locaux sont sélectionnés et un titre de "plus grand râleur de France", doté d'un prix de 5.000 euros sera décerné au terme de la compétition. Dans le monde un référendum est une consultation populaire, un modèle de la démocratie sauf en France, parfois il est même dangereux. Le 27 avril 1969, les Français répondent majoritairement "non" lors d'un référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation, scellant le départ de l'Elysée du général De Gaulle qui avait mis son sort dans la balance. Si le fondateur de la Ve République, est regardé quasi unanimement comme un monument national, le grand homme Français du XXe siècle, son peuple l’a chassé de l’Elysée alors qu’il sait qu’il est l’homme d’État le plus prestigieux depuis que la France est une démocratie. Sa popularité a considérément varié selon les périodes et les catégories politiques ou sociales.
Même sort pour son héritier politique le grand Jacques Chirac qui a marqué pendant 40 ans la vie politique française, il a eu l’idée très dangereuse de consulter le peuple qui a rejeté son référendum de 29 mai 2005  sur le traité établissant une constitution pour l'Europe alors qu’après la Seconde guerre mondiale, la France a construit l’Europe, elle a fait la déclaration historique prononcée par Robert Schuman en 1950, dans le salon de l’horloge du Quai d’Orsay, en lançant la construction communautaire. Je pense qu’il n’avait pas appris en 1997 lorsqu’il a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale où son parti politique qu’il a créé RPR (actuellement « les Républicains » était au pourvoir, possédait la majorité parlementaire. Une erreur stratégique qui a coûté cher à son clan politique puisque les élections législatives ont fait élire le socialiste Lionel Jospin comme premier ministre pendant 5 ans. Une cohabitation qui a transmis le président de la République en chef de l’opposition mais à l’Elysée. Chirac voulait par son choix avoir la conviction qu'il faut redonner la parole au peuple afin qu'il se prononce clairement sur l'ampleur et sur le rythme des changements à conduire pendant les cinq prochaines années. La question est ; pourquoi donc ils l’ont élu au deuxième tour en 1995 lorsque que son rival en face était Lionel Jospin !!?
À mon avis, les Français préfèrent leurs héros morts. Ils les pleurent de larmes de sangTant qu’ils sont bien vivants, ils les jaugent, les jugent, tantôt les applaudissent ou même les vénèrent, se réfugiant sous leurs ailes, tantôt les critiquent, les contestent, les conspuent, les rejettent. Mitterrand et Chirac ne sont pas des exceptions à cette règle française. D’ailleurs, si on veut tuer politiquement l’homme le plus populaire du pays, il suffit de lui offrir le pouvoir en France tout simplement. Son thermomètre populaire change tous les 100 jour.
Le plus jeune président dans l’histoire de France n’a pas échappé à la règle française, Emmanuel Macron, pensait comme ces prédécesseurs entrer au paradis, lorsqu’il s’assoyait sur le trône de l’Élysée ! Notamment, après sa belle victoire en écrasant avec son jeune parti « la République en Marche », les deux pôles politiques et historiques de la France, la gauche et la droite traditionnelles. Il a très vite découvert qu’il est entré à l’enfer. Les faucons de la classe politique française qui ne l’ont jamais pardonné et nourrissent les feux à chaque occasion pour le déstabiliser, dont la colère populaire provoquée par les vagues du mouvement des « gilets jaunes » et les grévistes qui l’ont adopté et ciblé. Le message a été bien écouté et les revendicateurs ont été récompensés. Ce qui fait de Macron le locateur de l’Elysée qui a payé les dettes des locations de ses prédécesseurs. Il a même été obligé de supprimer un certain nombre de  réformes pour lesquelles qu’il a été élu. Un cadeau de Noël avant l’heure.
Le jeune président sait qu’il n’est pas arrivé pour s’amuser, au contraire, il a même été poussé à réaliser des reformes du siècle, jamais vu pour le pays. Des décrets et principales mesures et qui couvrent tous les domaines, politique, social, économie, travail, retraite, éducation, militaire, nucléaire, santé, y compris l’organisation de l'islam de France, un dossier sensible mais longuement oublié par tous les chefs d’état et des gouvernements. Le nombre de réformes est historique au conseil des ministres, dépassant ce qu’il été réalisé depuis 1958. Alors qu’on était encore à la moitié du quinquennat d'Emmanuel Macron, investi président de la République le 14 mai 2017, d’autres reformes sont en cours et doivent être réalisées. L’ambition est à la hauteur de la réalisation, Le 14 novembre, Macron a répété qu'il n'était pas question de renoncer aux réformes. « Je me suis engagé devant le pays à porter des projets importants pour le siècle qui vient, pour nos jeunes et nos moins jeunes. Je ne m'arrêterai pas », affirmait le chef de l'État.

Macron propose des referendums

Le second tour des élections municipales, tenu le 28 juin dans près de 4 600 communes, a montré une forte poussée des candidats écologistes dans les grandes villes et s’est avéré un cinglant revers pour la majorité et le parti La République en marche (LRM).
Une vague verte a ravi plusieurs grandes villes, devenant ainsi une force majeure de l’opposition au président de la République. Les écologistes gagnent – seuls ou à la tête de coalitions – des communes comme Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Besançon, Annecy ou encore Colombes, gardent Grenoble et participent à la victoire à Paris, Montpellier ou encore à Marseille. Toutes ces villes devront être les vitrines de cette écologie politique qui est entrée dans sa phase de maturité. Le chef de l’Etat, qui a reçu, à l’Elysée, les membres de la Convention citoyenne. Emmanuel Macron reste le maître des horloges. Il  n’aura pas laissé vingt quatre heures à ses adversaires politiques avant de reprendre la main et de venir braconner sur leurs terres. Face aux 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat. A  son tour ; il se dit prêt à consulter les Français, non pas un mais deux référendums en 2020, puis en 2021, sur les questions liées à l’urgence climatique et environnementale. Manière de couper l’herbe sous le pied à tous ceux qui doutent de sa conversion verte. Le premier devrait avoir lieu « d’ici 2021 », a expliqué dans son discours, et il portera sur l’introduction des notions de « biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique » dans l’article 1er de la Constitution. Un sujet suffisamment consensuel pour lui permettre de passer l’étape de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui doivent être consultés au préalable. Plus surprenant, le président s’est aussi engagé à « laisser ouverte la possibilité de conduire dès 2021 un référendum sur la base de l’article 11 de la Constitution, sur un ou plusieurs textes de lois » reprenant les propositions de la Convention. M. Macron ne dit pas quelles mesures pourraient être soumises au vote des Français, mais il promet de présenter « à la fin de l’été » un projet de loi spécifique intégrant plusieurs dispositions. Double coup de génie caron sait d’avance le tempérament des Français qui varie selon leur climat les 4 saisons en une seule semaine.

Macron paie le total des additions de ses précédents

En  mai dernier, le chef français est revenu à la charge en lançant une « commission d’experts sur les grands défis économiques ». Il est nommé à la tête de cette nouvelle commission. Le prix Nobel d’économie 2014 Jean Tirole et Olivier Blanchard, ex chef économiste du Fonds Monétaire International de 2008 à 2015, deux hommes qui symbolisent le prêt-à-penser avec talent et persévérance. Ce redoutable tandem va aussi animer un groupe de travail international chargé de remettre un rapport en décembre prochain sur trois grands thèmes : climat, inégalités et vieillissement. 
La dette, une migraine qui torture la France
Les plus grands défis demeurent encore, la situation économique de la France, la raison principale de son existence au prestigieux palais présidentiel. Macron connaissait déjà le dossier, lorsqu’il était brillant ministre de l’économie et des finances, il savait que l’économie était déjà sévèrement touchée, même avant la crise économique et commerciale mondiale provoquée par la pandémie du coronavirus. L’enjeu se complique au niveau de l’exécutif, comment faire pour relancer la machine économique?
Une vraie migraine notamment avec une recette fiscale en baisse, prise en charge massive par l’Etat du chômage partiel et aides aux entreprises ont fait exploser la dette et le déficit publics. Celle-ci devrait culminer à 120,9 % du produit intérieur brut (PIB) de 2020, selon le troisième projet de loi de finances rectificative dont la commission des finances de l’Assemblée nationale avait examiné, le 23 juin. En comparaison, l’endettement de la France était de 98,1 % du PIB en 2019, à 2 380,1 milliards d’euros, passé en 2020 à 2438,5 milliards d’euros, dépassant ainsi le PIB d’une courte tête. Et le compteur ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin : l’endettement du pays devrait encore progresser en fin d’année. Plus que jamais, la France vit à crédit. Autant de milliards supplémentaires que le pays devra emprunter pour financer les dépenses de l’Etat, mais aussi celles des administrations publiques (Sécurité sociale, Unédic…), mises à rude épreuve par la crise économique. Le gouvernement s’attend en 2020 à une contraction de 11 % de l’activité. Bercy devait présenter son plan de relance, attendu à la rentrée. Qu’il semble loin, le temps où franchir la ligne rouge des 100 % de dette donnait des sueurs froides au patron de Bercy Bruno le maire qui vantait son « sérieux budgétaire».

Macron réagit

Face à cette crise, le chef de l’Etat avait contesté certains chiffres, plaidé pour des réformes, puis s’est adressé directement aux Français:
« Vous savez, il n’y a pas d’argent magique. Un pays qui va vers les 100 % de dette publique (…) ce sont vos enfants qui paieront. » Deux ans plus tard, la formule du président de la République est restée dans les mémoires. Pour beaucoup, « l’argent magique» fait grincer des dents, alors que le gouvernement vient de débourser des sommes sans précédent pour faire face à l’une des pires crises sanitaires et économiques de l’histoire. « Nous avons mobilisé près de 500 milliards d’euros pour notre économie, pour les travailleurs, pour les entrepreneurs, mais aussi pour les plus précaires. Dans combien de pays tout cela a été fait ? », a vanté Emmanuel Macron. Qui considère que la dette ne constitue pas en soi une catastrophe, la France est une grande puissance rassurent ils. Il faut accepter de vive pendant longtemps avec une dette élevée. Entre le risque économique, que personne avant lui n’a suffisamment soutenu l’outil industriel français et l’emploi, et le risque budgétaire d’une hausse forte de la dette, le second est nettement moins important que le premier. La crise financière mondiale de 2008 est passée par là. Douze ans après, l’heure pour Macron n’est plus à l’orthodoxie budgétaire, mais au sauvetage et à la relance. Pour financer ces dépenses, la France emprunte sur les marchés financiers à des taux très bas, grâce à la garantie de la Banque centrale européenne, le gouvernement d’Édouard Philipe se refuse à toute hausse d’impôts. Gouvernement et majorité ne veulent pas refaire les erreurs de l’époque : pas question de faire payer la facture au contribuable, à travers des hausses d’impôts qui plomberaient la reprise. La Commission européenne a également changé d’optique. Donc utiliser le canal du crédit bancaire pour soutenir les entreprises est donc efficace. Il reste cependant de nombreux défis.

Les portes des banques

Jugées responsables de la crise de 2008, les banques n'y sont pour rien dans le déclenchement de l'actuelle récession. Mais les grands établissements bancaires risquent de payer un lourd tribut au coronavirus. Les créanciers de l’Etat, qui permettent au pays de continuer à tenir le coup sans faire banqueroute, selon Bercyse, sont divisés en deux grandes catégories : les créanciers institutionnels français – banque centrale, banques commerciales, assurances, organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) – et les « non-résidents ». Au premier trimestre, selon les données de l’Agence France Trésor, les non-résidents possédaient 54 % des titres de créances émis par la France, et les résidents 46 %. Parmi eux, la Banque de France détient 18 % de la dette.
La stratégie de la ‘’macronie’’, préfère, parallèlement à l’économie, Concorde, France unie, gouvernement d'union nationale…, Emmanuel Macron esquissait en pleine tempête sanitaire et sociale pour remettre debout un pays à genoux… et marquer par la même occasion un tournant politique dans la stratégie présidentielle.
«Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre Nation, je tâcherai de dessiner ce chemin » pour sortir « des sentiers battus » et des « idéologies », promettait le chef de l'Etat, dans une allocution suivie par 60 millions de Français. Un record.

L’or peut être une solution

La France a de plus en plus d’or en réserve, son stock  présent dans les coffres de la Banque de France. Il se situe aux alentours de 2 535 tonnes, constituant ainsi la 4e réserve de métal jaune au monde. La France est parmi les dix pays qui contrôlent 49,37% des réserves mondiales d’or, possédant 913,29 millions d’onces d’or (ou 25 891 tonnes), selon les données de Buyshares.co.uk, les réserves mondiales cumulées d’or sont de 1,85 milliard d’onces. Les États-Unis viennent en tête avec 286,86 millions d’onces, soit 15,5% du total des réserves mondiales d’or. L’Allemagne est deuxième avec 188,63 millions d’onces, ce qui représente 6,4% de la réserve mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) suit avec 99, 4 millions d’onces, devant l’Italie (86,47 millions d’onces), la France (85,91 millions d’once), la Russie (80,90 millions d’onces), la Chine (69,54 millions d’onces), la Suisse (36,76 millions d’onces). Les 26,96 millions d’onces du Japon placent ce dernier au neuvième rang pour représenter 1,5% des réserves mondiales. L’Inde est au dixième rang avec 22,11 millions d’onces.
On note également l’existence d’environ 52,5 milliards d’euros en devises, une somme relativement stable d’un mois sur l’autre, mais qui reste très en-dessous de la valeur des réserves en or, prouvant si besoin était, que même les États accordent désormais davantage de crédit aux métaux précieux qu’aux devises. Avec une réserve importante dans ses coffres, l’or qui se taille la part du lion peut alléger la dette et les banques.